• Passablement

    Passablement

     

    Prétendez que l’aveugle qui sourit à l’ouïe
    Des plaintes du nourrisson, s’égaie autrement
    Que de la joliesse de l’écho portée à lui
    Insouciant par le vent dans son flottement

    Quand dans les mémoires de l’oubli il dessine
    D’une encre grisée dans sa niche cognitive
    La seule pensée qui à jamais le décime :
    Puiser dans les yeux d’Helle une étreinte chétive

    Le souvenir d’un instant trop souvent chéri
    Qui jamais ne sera mais que l’espoir nourri
    Au faîte des journées lorsque le vent susurre
    Au creux de son oreille comme un lémure

    Qui regarde la Mort narguer avec dédain
    Les ombres fêlées trop tôt tombés en déclin
    Dont le passage ici-bas n’enchanta guère
    Que sa propre personne et son âme austère.

     

     

    « FugaceElla »

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  • Commentaires

    1
    ricky
    Lundi 5 Octobre 2015 à 16:24

    c'est excellent. vraiment!!

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    2
    Mercredi 24 Février 2016 à 15:29

    Merci Ricky pour ton commentaire

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